La politique de M. Destot : « Deux ans d'impopularité, deux ans de calme, deux ans favorables avec des fleurs et des petits oiseaux, et vous êtes réélu »


En cette période de crise, le problème de pouvoir d'achat des Français va encore s'accentuer, et pourtant la municipalité emmenée par M. Destot prévoit une hausse conséquente des impôts des Grenoblois.


J. Safar, en charge des finances, justifie cette hausse par le désir « de garder un haut niveau de services et d'investissements pour les Grenoblois », dont « la demande explose ». Argument fallacieux, car il est évident que la demande de services subventionnés voire gratuits et de la dépense de l'argent des autres ne peut qu'exploser.


Une 2e justification est de « continuer [leur] politique d'investissement, créatrice d'emploi ». Or, si l'investissement est si bon pour l'emploi, qu'ils investissent encore plus et qu'ils augmentent les impôts de 50% ou davantage pour financer ces créations d'emplois. Dans ce cas, soit la majorité municipale ne va pas au bout de son raisonnement, soit elle est consciente que l'impôt et l'endettement détruisent plus d'emplois qu'ils ne peuvent en créer par la dépense et elle fait donc preuve de malhonnêteté intellectuelle.


En tout état de cause, rien ne peut justifier que Grenoble dépense 50M€ de plus en frais de fonctionnement (hors annuité de la dette) que la ville d'Angers, qui a le même nombre d'habitants et est dirigée par la gauche. La ville d'Angers n'est pourtant pas dépourvue de services publics de qualité et les frais de fonctionnement modérés lui permettent des dépenses d'investissement plus élevées. Il est donc incroyable que la ville de Grenoble ne puisse pas faire des économies dans ses dépenses pour trouver 11M€. Elle devrait même avoir pour objectif de réduire ses dépenses de fonctionnement de 50M€ de manière à s'aligner au niveau d'Angers.


 
Au moment où les Français souffrent, au moment où le crédit se renchérit, il est plus qu'urgent de baisser les impôts et de se désendetter. Et cela passe par une réduction drastique des dépenses publiques.


 
La mairie, mais aussi la métro, le conseil général d'Isère et la région Rhône-Alpes semblent appliquer à la lettre la recette fort bien définie par Georges Frêche, qui disait : « Nous aurons haussé les impôts une fois en six ans, ensuite ce sera fini, les gens auront oublié et je serai probablement réélu.[…] Deux ans d'impopularité, deux ans de calme, deux ans favorables avec des fleurs et des petits oiseaux, et vous êtes réélu : tout cela est d'une facilité déconcertante. »