Dans le cadre des élections municipales 2008 à Grenoble, Alternative Libérale Grenoble en partenariat avec Liberté Chérie Grenoble livre son analyse sur les programmes des principaux candidats.

A commencer par celui du sortant, M Destot, d'après le document suivant, qui peut être téléchargé sur son site de campagne.

 

Constat général

 

D’une manière générale, ce programme traduit une volonté d’intervenir dans tous les domaines, y compris des domaines qui ne relèvent pas de la compétence communale (santé, recherche…), et de s’ingérer dans tous les aspects de la vie économique, sociale et même dans la sphère privée. Nous dénonçons donc cette dérive totalitaire digne du marxisme. Par ailleurs, il ne faut pas s’étonner que, dans ce cas, les dépenses de la mairie explosent ; si la mairie estime qu’elle doit s’occuper d’absolument tout, soyons logique, que Grenoble fasse sécession ! Au moins, le contribuable grenoblois ne paiera plus plusieurs fois pour le même service.

 

Un programme présidentiel !

 

La confusion des genres est nette. Nous avons bien du mal à savoir qu'il s'agit uniquement d'élections municipales car le programme prétend résoudre les problèmes des français mais aussi celui des Africains ! (voir p 13).
Cette confusion des genres ou chaque niveau administratif (municipalité, communauté des communes, région, Etat) s'attaque aux mêmes thèmes (logement, réchauffement climatique, vieillissement de la population etc..) entraine une escalade de réglementations, de taxation et in fine de déficit budgétaire qui réduisent la liberté individuelle de chaque français.
Une succession d'approximation et de bonnes intentions !
Aucune mesure n'est chiffrée et lorsque des chiffres sont avancés, ils le sont sans aucune justification.

 

Aucune solution avancée pour résoudre le déficit budgétaire de la ville !

 

Alors que des menaces de récession se profilent, avec une restriction des crédits et une hausse des taux qui vont rendre la vie de chacun encore plus difficile, l'endettement de la ville de Grenoble va peser plus lourdement sur les grenoblois. Cette endettement s'ajoute, rappelons le, à celui de la métro, de la région, du département, et de l'Etat. En punissant nos enfants du poids de ces dettes, nous accusons nos élus, dont M Destot, de nuire au développement durable, de détruire le lien intergénérationnel et de manquer de solidarité.
Un minimum de décence devrait empêcher nos élus coupables du fardeau de la dette qui pèsent sur nos enfants de parler de solidarité.


Les promesses de ce programme relatives à une supposée « amélioration de la vie quotidienne » ou encore l’objectif d’accueillir les jeux olympiques de 2018 semblent constituer un prétexte à d’importantes dépenses d’infrastructure dont la ville n’a pas nécessairement besoin.

 

Au sujet de la déclaration d'intention. P 2 et 3.


M Destot souhaite désarmer tout de suite le problème principal de Grenoble : sa dérive budgétaire. Pour cela il use d'un tour de passe-passe honteux. Les délais de désendettement de la ville passeraient depuis 1995 de 33 à 10 années. Ce délai est la ratio entre l'endettement et les ressources de la ville. Comme il n'est pas envisagé de diminuer l'endettement, on augmente les ressources, c'est à dire le niveau de prélèvement obligatoire. Ainsi l'appauvrissement des grenoblois par la privation de leurs revenus par l'impôt apparait comme un signe de "redressement moral de Grenoble".
"Grenoble est reconnue comme une ville bien gérée". Voila une affirmation péremptoire. Reconnue par qui et selon quels critères ? Le seule étude sérieuse quant à la qualité de gestion des communes française a été menée par le magazine capital dans son numéro de janvier 2008 et nous montre que Grenoble fait partie des communes mal gérées.
« Grenoble est aujourd'hui connue comme une ville mal gérée », voila ce que M Destot aurait du écrire !

Logement, santé, aides


Les bonnes vieilles recettes qui ont fait à maintes reprises la preuve de leur nocivité nous sont à nouveau avancées !
Déshabiller Pierre pour habiller Paul est un jeu à résultat "négatif" qui crée frustration, mécontentement et conflits. Le marché libre peut répondre aux besoins de logement et de santé comme il répond par exemple aux besoins automobiles. Toutes les réglementations qui freinent l'offre entrainent la crise actuelle. Si le niveau d'obligation en matière de logement était appliqué au marché automobile, cela reviendrait à obliger les constructeurs à ne proposer que des voitures haut de gamme et à offrir 20% de leur production aux plus démunis ! Nous aurions alors surement une association "droit à l'automobile" qui réclamerait la confiscation des véhicules non employés.
Alors que la mairie entretient une pénurie de logement par la réglementation et l’ingérence dans les projets immobiliers, et que cette liste veut accentuer cette tendance, elle nous propose de dépenser l’argent du contribuable en construisant des logements. Nous payons donc plus cher le logement à cause des réglementations municipales et en outre nous devons payer plus d’impôts parce que la mairie veut construire des logements.


Imposer des normes environnementales exigeantes sur les nouvelles constructions va enchérir le coût de construction, et ce coût sera reporté sur le coût du logement (achat et location). Pour ceux qui ont les moyens, cela ne pose aucun problème, pour les autres, le logement grenoblois est bien assez cher comme cela.
Enfin, la rénovation de l’habitat ancien n’est pas du domaine de compétence de la mairie, surtout que, par ailleurs, en s’ingérant dans l’immobilier comme elle le fait actuellement, elle désincite à la mise à niveau des logements. Une telle désincitation est aussi induite par le contrôle des prix de l‘immobilier que la mairie semble vouloir imposer.

Economie

 

La recherche et l’université ne sont pas de la responsabilité de la mairie. Pour développer l’attractivité de la ville, mieux vaut baisser les prélèvements (taxe professionnelle en particulier), plutôt que de s’ingérer dans la vie des entreprises.
La mairie n’est ni une banque, ni un fond d’investissement, ni l’ANPE. Qu’elle reste à sa place !! Par ailleurs, est ce vraiment à la mairie de décider quel commerce doit s’implanter et où il doit le faire.
Enfin, les politiques d’insertion telles qu’elles sont menées semblent être la porte ouverte au clientélisme et au népotisme.


Plusieurs mesures sont ciblées sur les RMIstes et autres personnes vivant des minima sociaux (assurance santé, allocation municipale, forfait mobilité…) : cela va accroître les trappes à inactivité et encore plus désinciter ces personnes à chercher du travail, vu que le travail sera encore moins rentable pour eux que l’assistanat.
Nous rappelons par ailleurs que la santé n’est pas une responsabilité municipale.