Continuons notre tour d'horizon des programmes des principaux candidats aux élections municipales à Grenoble avec celui de Fabien De Sans Nicolas.  Le programme du candidat UMP peut être téléchargé sur son site sous le lien suivant.

 

Constat général 

 

Projet qui ressemble beaucoup à la fois à celui de son concurrent (qui veut battre qui au jeu de l'inflation des promesses?) et… à la politique actuelle de la mairie. Gageons que l'ouverture n'a pas été très difficile. D'une manière générale, il s'agit d'un projet extrêmement interventionniste qu'aucun vrai libéral ne peut cautionner. Comme celui de M Destot, aucune mesure n'est chiffrée. L'impression qui ressort à la lecture de ce programme est qu'il a été conçu parce qu'il faut bien en avoir un, et, que de toute façon, personne n'y croit vraiment, ni ceux que le rédigent ni ceux qui votent.

Dépenses publiques

 

On trouve quelques engagements relatifs à la transparence, à une optimisation et une rationalisation des dépenses. C'est le seul satisfecit du programme. Néanmoins il est à craindre que ce ne soit que des voeux pieux qui ne se traduisent pas par une baisse des dépenses globales, étant donné le coût de toutes les promesses annoncées.
Parmi les dépenses d'investissement non nécessaires, on note la proposition de construction d'un « Zénith », d'un palais des expositions et d'un centre de congrès, le soutien pour l'accueil des Jeux Olympiques de 2018 ou la construction de nouvelles infrastructures sportives. 

 

Logement

 

Limiter la hauteur du bâti et créer de nouveaux espaces verts vont accroître la pénurie de logement et en augmenter donc le coût. Imposer la norme HQE aux nouveaux bâtiments est déjà largement mis en oeuvre avec pour effet l'accroissement du coût de la construction qui se répercute sur le prix du logement.
En parallèle avec l'entretien de la pénurie de logement par la réglementation, la liste De Sans Nicolas souhaite aussi faire construire du logement public ; bien qu'il souhaite faire intervenir un fond national, l'ANRU, et pas uniquement la ville, c'est toujours le contribuable qui paie l'addition.

 

Economie

 

En bons interventionnistes, ils ne peuvent pas s'empêcher de vouloir décider à la place du libre marché quelle activité doit s'installer et où. Les subventions et exonérations proposées consistent à soutenir des activités non viables (car si elles l'étaient, elles n'auraient pas besoin de subventions) en pénalisant des activités viables doublement (car elles financent par leur impôt leurs concurrents). Que ce soit un fond national, le FISAC, qui subventionne les activités non compétitives ne change rien à l'affaire.
On note par ailleurs une incitation à l'explosion du nombre d'artistes financés par l'argent public, avec la dérive habituelle, à savoir que l'artiste ne doit plus plaire à son public mais au fonctionnaire qui le finance.

 

Solidarité

 

Le « contrat municipal étudiant » peut être une bonne idée s'il consiste à remplacer des fonctionnaires communaux onéreux par un service étudiant plus souple et mieux adaptée aux besoins des Grenoblois. Mais si cela consiste à concurrencer les prestataires privées, c'est une mesure injuste et inefficace.
Ecole de la 2e chance : on préférerait que l'école de la 1e chance fonctionne correctement ; qui doit s'en charger, l'état, la commune, le département… ? Le gouvernement n'est pas clair sur ce point. Au final, ce sera sans doute un peu tout le monde, les coûts exploseront et l'efficacité sera nulle car les administrations étant incapables de travailler ensemble.
Même remarque que pour la liste adverse sur la santé : ce n'est pas du domaine de compétence de la mairie.

 

Environnement

 

Comme M Destot, De Sans Nicolas veut aussi sa « police des crottes de chiens ».
Pour le vélo, s'inspirer des exemples belges ou néerlandais plutôt que des exemples dispendieux de Lyon ou Paris serait sans doute bienvenu.
Il veut renouveler le parc automobile de la ville avec des véhicules « propres ». Cela part d'un bon sentiment, mais une analyse économique est nécessaire. Il ne faut pas juger la propreté d'un véhicule à sa seule émission de CO2 mais à toute la chaine logistique de sa conception à sa destruction. De ce point de vue les véhicules électriques ne sont pas le panacée...

 

Démocratie et libertés individuelles

 

La vidéosurveillance peut rassurer, néanmoins elle est une atteinte à la vie privée et on peut se demander si cela est vraiment efficace face à des délinquants encapuchonnés ou encagoulés. On a pu en effet remarquer que les délinquants s'étaient vite adaptés à la présence des caméras des journalistes lors d'émeutes urbaines.

 

Liberté Chérie Grenoble & Alternative libérale Grenoble

 

A suivre : les propositions d'Alternative libérale