La mort de Chantal Sébire, qui réclamait en vain le droit à mourir dans la dignité, souligne une fois de plus la lâcheté de nos dirigeants. Encore une fois, ils ont refusé de faire preuve de pragmatisme pour adopter des solutions à un problème certes très complexe, mais qu'on ne peut laisser sans réponse.

 

Pourtant des expériences existent. L'euthanasie est autorisé dans plusieurs pays européens (soulignons par ailleurs qu’elle a toujours été légalisé avec l'appui décisif des libéraux), et la France aurait pu s'inspirer de ces exemples qui peuvent sans doute être améliorées, mais qui ne sont pas des expériences ratées. Il doit y avoir un encadrement strict de l'euthanasie pour qu'elle ne puisse être utilisée sur des personnes en situation de faiblesse pour commettre un acte qui ne corresponde pas à un souhait profond, réfléchi et conscient. Les législations existant aux Pays Bas ou en Belgique semblent, à ce titre, constitués de très bons exemples.

 

Le droit de mourir dans la dignité est une liberté fondamentale de tout être humain et il serait bien qu’on ne soit pas encore obliger de partir à l’étranger pour jouir d’une liberté qui nous est confisquée par l’Etat français.