A Grenoble, comme dans d'autres villes, des lycéens manisfestent. Ils étaient 2000 hier selon Grenews (200 selon la police ?) à exprimer leur colère contre les suppressions de postes.
Encore une fois, on assiste à cette bataille stérile où on a d'un côté des corporations (élèves et profs) qui réclament toujours plus de postes et plus de moyens et de l'autres une partie de la population pour qui les profs sont tous des branleurs et pour qui il faudrait supprimer une quantité colossale de poste dans l'éducation. Les premiers ont été très écoutés par la gauche qui a embauché à tour de bras et a augmenté considérablement les moyens... sans qu'on voit la moindre incidence positive sur les résultats. Les seconds sont très écoutés par la droite qui aiment à annoncer des suppressions de postes d'enseignants, assez nombreux pour provoquer la colère de certains, trop peu pour que cela ait un quelconque effet sur les finances publiques.
Comme dans bien d'autres domaines où l'Etat contrôle tout, sur cette question, nous sommes en plein dans l'arbitraire public. Pourtant, il y a une alternative à ces 2 politiques aussi clientélistes qu'inefficaces : c'est de donner l'autonomie aux établissements, y compris au niveau de la main-d'oeuvre.
Ceux ci seraient alors financés proportionnellement au nombre d'élèves, et ensuite libre à eux de décider ce qu'ils veulent faire de cet argent : des équipements, du personnel, plus ou moins nombreux, plus ou moins bien payé... Et si les résultats ne sont pas au rendez vous, les élèvent fuient l'établissement, qui est alors obligé de réagir. Dans ce cadre là, lorsqu'un établissement a besoin d'un prof, il l'embauche et cet embauche correspond à une demande réelle et non à une décision arbitraire.
Notons que les établissements finlandais, qui ont les meilleurs performances du monde pour un coût inférieur à celui de la France, jouissent d'une autonomie totale en matière de pédagogie et d'embauche des professeurs.
L'autonomie des établissements scolaires est une réforme que soutiennent les libéraux à plus d'un titre : d'abord parce que nous faisons confiance aux initiatives individuelles, ensuite, parce que nous estimons que le marché est plus efficace pour sanctionner (positivement ou négativement) une politique scolaire que des inspecteurs de l'académie, enfin parce que nous voulons soustraire quelque chose d'aussi important que l'éducation à l'arbitraire public et au clientélisme des élus.





