L'UMP : championne du foutage de gueule
Un jour, j'ai été inscrit à l'UMP, mais ça fait longtemps que j'ai compris qu'il n'y avait rien à espérer d'un parti conservateur et étatiste ; quant aux umpistes qui se prétendent libéraux, ils s'agit en fait seulement de conservateurs qui veulent payer moins d'impôts. Néanmoins, il semblerait que mon adresse internet soit toujours dans leurs fichiers et voici donc le mail que j'ai reçu récemment :
Défendez la liberté d'information
Renouvelez votre adhésion à l'UMP
Plus grand parti de France par son nombre d'adhérents, l'UMP se heurte à la non objectivité de l'AFP, agence de presse censée relayer les informations émanant des partis politiques en toute objectivité auprès des journaux et organes de presse qui restent, eux, naturellement libres de leurs choix éditoriaux.
Condamnation de Ségolène Royal : le traitement de faveur de l'AFP
Pourquoi l’AFP ne relaie-t-elle pas les questions que l'UMP se pose légitimement sur la condamnation de Ségolène Royal pour non paiement de salaires à deux de ses collaborateurs ? Comment l'UMP doit-elle réagir ?
Devons-nous accepter que Ségolène Royal, candidate à l'élection présidentielle pour le parti socialiste, ne rende pas de comptes aux Français sur la condamnation dont elle fait l'objet ?
Faut-il être de gauche pour que l'AFP daigne s'intéresser à nos positions ?
Devant le silence obstiné de l'AFP, l'UMP a demandé des explications au Conseil Supérieur de l'AFP ainsi qu'un égal traitement des positions.
Que n'aurait-on pas entendu si une telle condamnation avait visé un responsable politique de droite !
Alors, non seulement l'UMP voudrait contrôler la presse, mais ensuite ce parti invoque le soutien à la "liberté d'information". Sans doute faut il faire une distinction entre la liberté de la presse, pilier de la démocratie libérale, et ce qu'ils appellent la "liberté d'information", qui a plutôt l'air de ressembler à l'obligation de diffuser la propagande du parti majoritaire.
En temps que libéraux, nous sommes le plus souvent ignorés ou caricaturés par la presse et pourtant nous soutenons totalement sa liberté. Cette affaire a toutefois le mérite de souligner combien le fait d'avoir un média d'état, à savoir l'AFP, est nuisible. Le financement public de cette agence de presse provoque intrinsèquement des pressions politiques visant à contrôler une information officielle. Il est urgent de privatiser l'AFP et de libérérer le marché de la presse afin que n'importe quelle tendance éditoriale puisse entrer sur ce marché. A ce titre, il est impératif d'abroger le monopole du syndicat de la presse, qui asphyxie la presse écrite française avec des coûts exorbitants et des pratiques mafieuses.





